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Le palmarès des 50 villes où il fait bon travailler !

Le palmarès des 50 villes où il fait bon travailler !

Les bons principes de la mobilité professionnelle
Les bons principes de la mobilité professionnelle

Le saviez-vous? Il y a des villes où l'emploi se porte bien, où le dynamisme économique le dispute à l'accessibilité et à l'immobilier de bureau abordable! Notre palmarès, qui analyse 50 villes de différentes tailles, nous indique quelques directions à prendre.

Nantes, Tours et Poitiers, c'est le trio de tête de notre classement des villes où il fait bon travailler, vainqueur chacune dans leur catégorie. Nantes devance Rennes et Lyon parmi les métropoles de plus de 500 000 habitants. Metz et Orléans suivent Tours dans la catégorie des grandes villes de 250 000 à 500 000 habitants. Et pour les villes moyennes (de 150 000 à 250 000 habitants), Poitiers est accompagnée par Besançon et Nîmes.

Pour établir ce classement nous avons retenu une liste de dix indicateurs. Gagnantes, les villes qui offrent de nombreux emplois, sans que le chômage y atteigne des sommets, où l'immobilier de bureau n'est pas trop cher, où on peut facilement rallier l'Europe en avion et Paris en train, qui disposent de pôles de compétitivité et où la création d'entreprise se porte bien. Et, enfin, qui ont enregistré une croissance des emplois durant la dernière décennie. Un peu comme au bac, chacune de ces matières a été affectée d'un coefficient variable pour aboutir à la note finale.

Ce trio Nantes-Tours-Poitiers sent bon le vent d'ouest et l'océan. Serait-ce la direction à prendre pour trouver du boulot? Sans aller jusque-là, car il n'y a aucune région de France où l'emploi soit garanti, l'Ouest français, du Val-de-Loire à la Bretagne, de la Vendée à la Normandie, cultive quelques atouts d'exception: faible taux de chômage dans toutes les grandes villes, dynamisme de la création d'entreprise et de l'emploi durant la dernière décennie, immobilier de bureau à des tarifs raisonnables et réseau TGV qui met n'importe quel point de l'Ouest au coeur de l'Europe.

C'est quoi, une ville?

Comment définir une ville en 2013 ? Ce n'est plus la seule commune, au territoire trop limité. Cela n'aurait aucun sens de comparer Lille à Lyon en oubliant Roubaix, d'un côté, Villeurbanne de l'autre. Il y a bien longtemps qu'une cité n'est plus contenue derrière ses fiers remparts! Les communautés d'agglomération, structures politiques définies par les élus locaux eux-mêmes, ne conviennent pas non plus: il y a en a 3 à Toulouse et 6 ou 7 autour d'Aix-Marseille!

La victoire de Nantes est large: pour 7 des 10 indicateurs, la ville est dans les toutes premières. Seule ombre au tableau: les prix élevés de l'immobilier de bureau, rançon du succès. Mais pour le reste, la cité des ducs de Bretagne n'a pas à rougir de la comparaison avec Lyon, Marseille, Lille et Toulouse. Au sein de ce club fermé des métropoles, certaines affichent des carences, comme Toulon. Parmi les grandes villes, Tours se détache grâce à un chômage pas trop élevé, des coûts d'installation faibles et des liaisons TGV qui mettent la ville à moins d'une heure de Paris. Situation inverse pour Mulhouse, victime de la disparition des emplois industriels.

Dans la catégorie des "villes moyennes", le dynamisme de Poitiers lui assure la prééminence, devant Besançon, Nîmes et Saint-Nazaire. Les deux premières villes ont un avantage non négligeable sur leurs consœurs : elles sont préfectures de région, avec tous les bienfaits que cette situation apporte, et notamment la garantie d'emplois publics divers et variés. En bas de notre liste, Angoulême, Thionville et Montbéliard n'ont pas été épargnées par la crise et peinent à se relever.

Une note positive pour finir. Durant la dernière décennie, le nombre total d'emplois a progressé de 11% dans l'Hexagone, et même de 14% dans les 50 premières villes françaises. Preuve, si on en doutait, que la province n'a rien perdu de ses attraits.

Accessibilité

Lille Championne

Un territoire accessible est la clé du succès pour attirer hommes et entreprises. Dans ce domaine, il est très difficile, en France, de ne pas faire référence à Paris, à la fois centre de tous les pouvoirs et porte d'entrée sur le monde, via Roissy. Ce n'est pas un hasard si toutes les villes de province se battent pour disposer du meilleur accès à la capitale. Dans ce classement, la palme revient à Lille, idéalement placée dans la "banane bleue" - le cœur de la richesse européenne -, dotée d'une bonne desserte aérienne et dopée par le succès de la ligne TGV Nord. La cité ch'tie devance un trio de villes du Bassin parisien (Tours, Reims et Le Mans) qui ont en commun de pouvoir rallier Paris en moins d'une heure de train. Un TGV providentiel qui assure également des résultats très satisfaisants à Poitiers, en tête des villes moyennes, mais aussi à Metz, Nancy et Lyon. En bas de classement, Toulon, Perpignan et Pau. Quand on aime ces trois villes, on ne compte pas les kilomètres!
Dynamisme économique

La renaissance des terrils

Attention! Les dernières données disponibles, réunies ici, enregistrent des phénomènes qui se sont produits entre 1999 et 2008, donc avant la crise. Et il n'est pas sûr que la tendance observée ici perdure. Notre vainqueur, Valenciennes, a profité à fond de l'ouverture d'une grosse usine Toyota et de la vitalité du secteur automobile dans la première décennie du XXIe siècle. Par ailleurs, dans ce classement du dynamisme économique, nous avons intégré les coûts d'installation pour les entreprises. Et c'est un immobilier de bureau abordable qui propulse Valenciennes devant les habituelles gagnantes de ce type de palmarès, Nantes et Toulouse. Croissance de la population et des emplois restent toutefois très orientés à l'ouest et au sud, ce que confirment les performances remarquables des villes rose et canari, déjà citées, mais aussi de Marseille, Rennes, Avignon, Nîmes et Saint-Nazaire. Parmi les grandes métropoles, les signaux économiques virent au orange pour Lille, Rouen et Strasbourg. Le rouge s'affiche en bas de classement pour Reims, Mulhouse, Angoulême, Valence et Troyes, des villes grandes ou moyennes qui symbolisent bien les difficultés, notamment industrielles, de la France.

Emploi

Lyon, reine de Province


En dehors de Paris, pour bosser, les mérites de Lyon ne sont plus à vanter et sa première place ici ne surprendra personne. Des emplois nombreux et diversifiés, alliés à un chômage faible, c'est la recette des métropoles comme la cité des Gaules et ses suivantes: Nantes, Rennes, Grenoble, Toulouse et Bordeaux. Un cran derrière, des villes comme Clermont-Ferrand, Orléans et Dijon tirent leur épingle du jeu. Tout comme Poitiers, Annecy et Pau, dans le club des villes moyennes, ces villes s'affirment comme des gisements d'emploi prometteurs. C'est beaucoup moins le cas à Montbéliard, Angoulême et Béthune, qui ferment ce classement de l'emploi. Des villes dynamiques pour la croissance de l'emploi, comme Montpellier, Nîmes, Perpignan ou la région de Douai-Lens, sont mal classées ici en raison d'un chômage persistant. Un frein à l'installation, quand on sait que le conjoint aura bien du mal à trouver un job.

Taille

Big is beautiful


Dans la bataille de la compétitivité, l'avantage de la taille est loin d'être négligeable. Compter plus d'habitants, c'est offrir davantage d'emplois, disposer d'une bonne fac, d'un grand CHU, d'un aéroport, d'une gare TGV... Nous y avons ajouté des éléments d'ordre administratif (préfecture, cour d'appel, etc.) qui pèsent à la fois en termes d'emploi et de notoriété. L'effet "taille" mesuré ici bénéficie sans conteste aux grandes, Lyon, Marseille et Toulouse, que l'on retrouve dans cet ordre en tête. Plus loin dans le classement, quelques villes obtiennent des résultats peu conformes à leur poids démographique. Metz, Clermont-Ferrand, Besançon et Poitiers, par exemple, font beaucoup mieux que prévu, boostées par leur qualité de capitale régionale. Au contraire de Thionville, Montbéliard ou Saint-Nazaire, privées de préfecture, qui vivent dans l'ombre d'une grande ville. A noter le cas particulier d'Annemasse, chef-lieu de canton de Haute-Savoie de 32 000 habitants au cœur d'une vaste agglomération de plus de 240 000 habitants français travaillant en grande majorité dans la ville voisine de Genève. Là-bas, dans cette vaste zone dortoir, les grands équipements et les sièges de pouvoir sont à l'étranger ou dans les terres, du côté d'Annecy et de Bourg-en-Bresse...